18 août 2016

The Harvest (2013) John McNaughton


Naviguant au hasard sur Netflix je tombe sur ce film, McNaughton n'est pas un inconnu, c'est parti.
D'abord l'agréable surprise de revoir Michael Shannon. A-t-il déjà interprété un personnage bien dans sa peau ? Puis la silhouette imposante et familière de Peter Fonda. 
Les deux principaux personnages sont des enfants, Natasha Calis et Charlie Tahan font le job à merveille. L'une est orpheline et vient vivre avec ses grands-parents, l'autre a un traitement lourd à domicile appliqué par ses parents. 
Le récit commence comme un film dossier, le deuil et le handicap traités via le regard des enfants et puis le film prend une orientation différente, entre thriller et film d'horreur. Une belle surprise, interprétation solide et réalisation efficace.

Demolition (2015) Jean-Marc Vallée


Je suppose que j'ai pris le mauvais chemin, pas du tout dans le film. Toutes les émotions véhiculées par les acteurs ont glissé sur moi. Je me demandais comment faisaient-ils pour simuler la joie, la tristesse. Je suivais le récit en n'y croyant pas une seconde. Comme si l'on me dictait les émotions que je devais ressentir. Platitude. L'impression de voir un cinéaste essayer, essayer, essayer...
J'avais même de la gêne pour les acteurs. 

Général Idi Amin Dada (1974) Barbet Schroeder


Ouganda, territoire du dictateur Idi Amin Dada. On ne voit que lui, ses pensées, ses conseils, ses commentaires. L'homme est creux et l'on peine à terminer le documentaire. Il suffit. Ou, finalement, comment sentir l'omniprésence étouffante du vide et du danger qui va avec. C'est certainement cela, vivre sous le règne d'un dictateur : éprouver le vertige de l'impasse, de la bêtise, de la mort.

16 août 2016

Beat the Devil (1953) John Huston


"Tell me more about Rita Hayworth"

Le scénario n'a guère d'intérêt, l'uranium que les personnages recherchent n'est qu'un prétexte à une comédie loufoque sise sous le soleil amalfitano. Bogart, Jennifer Jones et Gina Lollobrigida sont de la partie mais nos regards se penchent vers les outsiders : Peter Lorre, Robert Morley, Ivor Barnard ou encore Marco Tulli. 
William Styron a écrit un roman à propos de ce tournage cauchemardesque (Bogart a un accident de voiture, Huston chute d'une falaise et en réchappe par miracle...), "Set This House on Fire". Sur ma liste.