28 juil. 2013

A Single Man (2009) Tom Ford


Los Angeles, 1962. George Falconer (Colin Firth), professeur d'anglais à la faculté, n'arrive pas à se remettre de la mort de son compagnon. Il pense à mettre fin à ses jours, s'y prépare. Les souvenirs des jours heureux vont se mêler aux opportunités qu'il rencontre dans une société où l'homosexualité relègue ceux qui la vivent au statut d'invisibles.

Tom Ford signe un premier film très séduisant, l'image est somptueuse, le montage travaillé. Los Angeles est à l'arrière-plan, c'est davantage à l'intérieur du personnage que tout se passe, Colin Firth donne une belle prestation, émouvante, pleine de tact.
Un balancement régulier fait pencher le film vers le désir qui revient peu à peu chez Falconer ou l'envie de mettre fin à ses jours qui montre la réalité sous son aspect le plus sombre.
J'aime assez la manière dont Falconer refuse de prêter attention à l'actualité qui perce, la cris des missiles de Cuba, et tente de profiter du moment présent, les corps, la beauté du monde. Ce qui lui est difficile puisque le deuil ne le quitte pas. Ce conflit est bien illustré, la fin surprend comme la chute d'une nouvelle. L'étudiant rencontré n'est autre qu'un double de lui-même, cette rencontre donne presque au film une aura fantastique qui procure au final une touche inattendue.

nb : Falconer lit et cite dans un de ses cours un extrait du livre de Huxley, "After Many a Summer", livre que Huxley écrivit après son départ d'Angleterre pour venir s'installer en Californie, une situation équivalente à celle de Falconer. A lire.

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