5 juil. 2013

Je rentre à la maison (2001) Manoel de Oliveira


Un vieil acteur, Gilbert Valence (Michel Piccoli) perd tragiquement sa femme, sa fille et son mari laissant un enfant, Serge.
De Oliveira nous montre l'acteur au travail puis dans son quotidien. Il semble résister à la douleur là où beaucoup s'effondreraient. Des rituels scandent le film, un café pris à la même place, journal en main, la sieste et les rideaux tirés, le bonjour de Serge au petit matin... De l'humour (l'homme au Figaro), des irritations (Gilbert et son agent ambitieux), la vie qui passe.
Et puis les choses se dérèglent, Gilbert est fatigué, ne retient pas bien son texte, n'a plus envie. Est-ce le choc de la perte qui surgit brutalement, à contre-coup, est-ce la mort qui s'approche doucement ? Nous n'en savons rien et le regard inquiet de Serge sur son grand-père lorsqu'il le voit rentrer chez lui, hagard, presque titubant est beau parce qu'il contient toute cette incertitude, la peur de perdre celui qui reste. 

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