22 août 2013

Arabian Nights / Les mille et une nuits (1942) John Rawlins


Disons le tout de suite, Maria Montez me laisse froid. Elle interprète Shéhérazade pour laquelle tous les hommes succombent. Seule la scène de danse finale m'a ébloui et, de la manière dont elle est montée, nul doute que Montez n'y soit pas pour pas grand chose.
Si je laisse de côté l'intrigue dont je me suis désintéressé assez vite, il faut se souvenir de ce film pour l'exotisme de ses charmes, crée de toutes pièces mais qui agit en nous comme Tintin et les Picaros qui vient d'être acheté et lu aussitôt par un jeune garçon sur le siège arrière de la voiture qui le ramène à la maison. 
Rien de sérieux ici, si ce n'est une application pour honorer le contrat : divertir. Les décors visibles n'empêche pas du tout le charme d'opérer, il en fait sa substance et les couleurs du Technicolor, couleurs supervisées par la "bitch" Kalmus, sont superbes. C'est l'édition dvd (Bach films mais pour celui-ci Bach n'est que le distributeur, la copie provient de Universal) que j'ai eue entre les mains, elle laisse entrevoir ce que peut être l'éblouissement d'un master HD, ce serait beau !
Les acteurs sont corrects, le fond de teint qui leur imprime un orientalisme prononcé est souvent visible, l'accent sud-américain de Montez éclate à chaque instant mais qu'importe, l'action, les bagarres (et le ventre de Billy Gilbert), la bonhomie de Sabu, les montagnes du Colorado, le tout nous emporte vers une jeunesse tolérante qui succombe aux parfums bon marché de l'illusion propre aux contes.
Un petit enchantement, made in Hollywood.

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