16 août 2013

Go Go Tales (2007) Abel Ferrara


Voyeurs et autres (a)mateurs de chairs fraîches s'abstenir, si vous passez par ici vous serez forcément déçus car en dépit des trailers et autres photogrammes du film donnant un aperçu sulfureux du programme, aidé en cela par la personnalité de Ferrara, vous constaterez, mais oui, que le plaisir est à prendre du côté de Cassavetes, volet The Killing of a Chinese Bookie. Ceci étant dit, ne croyez pas non plus que les émotions vont arriver comme si vous vous trouviez devant Cosmo Vittelli, non, non, non. Le Ferrara est plus foutraque, plus bordélique (aucune allusion quant au choix des termes), moins profond.
Nous sourions souvent face aux petits numéros de Burt Young, aux rages tempérées de Bob Hoskins, aux paris de Willem Dafoe, à la naïveté de Matthew Modine, aux invectives de Sylvia Miles,  : tous ces personnages accrochés à un rêve fugace alors même que tout est sur le point de se terminer.
Le Paradise Lounge ressemble bien plus à un petit enfer où chacun attend de voir s'il sera encore là le lendemain.
Bon, il y a bien ces petits corps frêles qui jettent de la poudre aux yeux des rares clients, c'est drôle, un peu coquin, légèrement frénétique, allez, Anita Pallenberg passe le balai, zou, circulez, il n'y a plus rien à voir.

1 commentaire:

  1. Je le regarderai à l'occasion. J'aime bien les néons et les œuvres un peu foutraques (sans jeux de mots).

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