3 août 2013

Silver River / La rivière d'argent (1948) Raoul Walsh


McComb (Errol Flynn) est un bon officier, devant surveiller le convoi qui transporte la solde des troupes, il se fait attaquer par des nordistes (l'action se situe très peu de temps avant la fin de la bataille de Gettysburg). Il décide alors de tout brûler afin de ne leur rien laisser. Les renforts arrivent quelques instants plus tard, l'argent parti en fumée conduit McComb au conseil de guerre où il est dégradé de son rang.
Il décide alors de n'obéir qu'à une règle : son ambition personnelle, elle le mène tout droit vers Silver City où il ouvre une salle de jeux, les mineurs du coin y dépensent leur argent. Il devient très vite le maître de la ville.

Parabole sur les méfaits de l'argent, ce Walsh montre Flynn sous les traits du anti-héros. Le comportement de ce dernier est condamnable, notamment lorsqu'il trompe Moore dont il désire la femme jouée par Ann Sheridan. Son ami avocat, Beck (Thomas Mitchell, impeccable) est le personnage qui souligne son immoralité. 
Flynn donne de l'intérêt au personnage car, en dépit de ses travers, il lui procure de la sympathie, le happy end est de rigueur mais sans surcharger l'interprétation Flynn arrive à la nuancer. Les citations de la Bible, de Shakespeare donnent au récit des couleurs tragiques, la fin hollywoodienne jure maladroitement et oriente le film vers une autre direction. Nous sommes davantage dans le besoin de croissance et de prospérité des pionniers, le chant du collectif qui doit taire l'ambition individuelle.
Un bon Walsh.

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