12 sept. 2013

Denis Demonpion, "Arletty" (Flammarion, 1996)


L'auteur a partagé de nombreux moments avec Arletty avant qu'elle ne disparaisse, il livre ici les confidences et autres histoires recueillies.
De Courbevoie aux palaces, en passant par Drancy, des planchers de théâtres, des plateaux de cinéma, des cellules d'internement à la résidence surveillée, Arletty aura promené son visage de porcelaine à travers le siècle. A la lecture de cette biographie assez documentée, l'on se dit que cette femme n'était pas comme les autres, qu'elle incarnait le désir du beau, du luxe mais aussi de l'indépendance, de la liberté de choix. Son bel officier allemand, rencontré en 1941, aura changé sa vie, il y a un avant et un après Soehring. Arletty a assumé, l'ombre de Soehring plane sur les pages d'après-guerre, ancre une solitude chez cette femme a la verve lumineuse, à l'esprit rieur, à la curiosité insatiable, de la vie et des hommes.
Il me semble que le volume aurait gagné à être encore plus étoffé, on ne quitte Arletty qu'avec regrets.

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