20 oct. 2013

Coming Home / Le retour (1978) Hal Ashby


Festival Lumière 2013, Lyon.

Grand film sur le post-traumatisme des soldats revenant de le guerre du Vietnam, le film de Hal Ashby lève le voile sur l'invisible, la manière dont des hommes reviennent un handicap, physique ou mental. Handicap d'autant plus invisible que l'hospice qui les accueille manque de moyens et que les images de la guerre sont partout et ne donnent leur donnent pas le beau rôle.
Dès les premières images, les premières scènes, la réalité des corps meurtris, des esprits perturbés n'est pas évacuée, elle est là, en plein écran. Le scénario est porté par une distribution éclatante, le rôle qui échoit à Jane Fonda est fait sur mesure, l'implication politique de l'actrice ne pouvait que la porter vers celui-ci. C'est Jon Voight qui impressionne, nous avons le sentiment qu'il est le personnage, il réussit à éviter le pathos lacrymal et donne une force au film qu'il porte sur ses épaules. Quant à Bruce Dern, l'a-t-on déjà vu mauvais ? Il a un personnage plus nuancé et difficile et s'en sort avec les honneurs.
C'est en même temps l'émancipation d'une femme de militaire, Sally, qui ne doit pas travailler, doit rester au foyer et l'éveil d'une conscience politique, Luke. Ce couple incarne ainsi une modernité presque avant-gardiste, d'ailleurs lorsqu'ils vont au cinéma c'est 2001, A Space Odyssey qu'ils choisissent. Kubrick est cité une deuxième fois avec A Clockwork Orange, Luke Martin qu'on alimente à l'hôpital est une citation de Alex faisant de même.
La bande-son est constituée des plus grands groupes de l'époque et défile presque en continu témoignant certainement d'une pratique courante de cette période.

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