12 oct. 2013

Gloria (1980) John Cassavetes


"I love you Gloria. Il love you to death."

Je ne sais pas pourquoi, je pensais que ce film était une commande, du coup je l'avais relégué dans une zone vaguement indifférente mais à bien y regarder c'est réellement un film de Cassavetes, d'ailleurs il l'a écrit.
En dehors de quelques péripéties trop nombreuses au milieu du film (je me demandais si Gloria allait encore courir longtemps dans les rues de New-York) et d'un ralenti final assumé par le réalisateur mais too much à mon goût, c'est un beau polar qui centre son propos sur la relation d'une femme, Gloria (Gena Rowlands, sublime), et d'un jeune portoricain, Phil (John Adames), qu'elle doit sauver des griffes de la mafia.
Beau portrait de femme, une femme forte qui tient tête à des mâles virils se devant de respecter leur code. Beau portrait de la ville également, New-York est sale, ses immeubles ne sont plus très frais et le système (celui du cinéma aussi) corrompt, dilue les valeurs dans de sombres histoires d'exemplarité.
Cassavetes filme la pègre, le mal, comme une entité invisible mais bien présente. Seule Gloria les repère car elle les connaît, elle franchit alors l'espace qui les sépare, va droit sur eux et nous les révèle (voir les scènes du bus et du restaurant). 
Le film n'est pas aussi poignant que les plus belles réussites de Cassavetes mais nous succombons devant la beauté de Gena Rowlands, devant son charme, ses moues étrnages dont elle nous fait grâce le temps d'un regard. Passer deux heures en sa compagnie n'a jamais fait de mal à personne.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire