21 oct. 2013

The Furies / Les furies (1950) Anthony Mann


TC Jeffords (Walter Huston, haut en couleurs même si le film est en noir et blanc) règne sur ses terres du Nouveau-Mexique comme un empereur, il a des ennemis, des squatters mexicains qui revendiquent le droit d'avoir un espace restreint pour vivre, un tenancier de saloon (Wendell Corey) qui réclame une terre usurpée... Il a des ennemis et des enfants, dont une fille, Vance (Barbara Stanwyck). De fort tempérament elle ne rêve que de dominer cet espace, de montrer à son père qu'elle peut le faire.

Comme dans les tragédies les plus pures, le roi ne veut céder sa place qu'au prix de la mort ou de l'élimination des siens. Mann filme ce western crépusculaire comme une tragédie antique, les plus belles. Tout sentiment y est exacerbé, l'amour ou bien la haine et les conflits se règlent dans le sang. Même la divine Judith Anderson baisse les bras devant la rage qui chante en ces terres.
Mann multiplie les scènes tournées dans une nuit finissante, les personnages se meuvent comme des ombres, des fantômes, parcourant les espaces infinis de leurs ambitions sans voir les précipices qui naissent sous leurs pieds. 
Comme dans toutes les tragédies, l'enfant à venir est, contrairement au voeu du roi, voué à subir la même malédiction.

Un western grandiose.

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