18 nov. 2013

Agora (2009) Alejandro Amenabar


Alexandrie, 391 après J.-C.
Fin du paganisme, le judaïsme se disputant les places d'honneur avec le christianisme, les deux religions ne négligeant ni la violence, ni la politique, c'est-à-dire l'instrumentalisation de leur foi.
Entre ces mouvements qui visent à donner à l'homme un espoir de salut, Hypatia (Rachel Weisz), une femme qui se passionne pour l'astronomie, les mathématiques, la science...

Le film est soigneusement réalisé mais j'aurais bien aimé plus d'espace pour choisir mon camp, les religieux sont trop idiots, trop brutaux, trop aveugles et Hypatia trop "cool", la première scène de cours la voit s'asseoir sur les marches de son estrade de pierre... Non pas que cela soit interdit à l'époque, je n'en sais strictement rien mais la présenter d'emblée avec cette attitude réduit le personnage à un type que je n'aime pas.
Et puis tout est propre dans le film, les différents groupes sont habillés de façon très homogène, ce didactisme m'éloigne du film sans compter avec la musique désormais de rigueur utilisée dans les péplums, je pense aux chants new age à la Lisa Gerrard.

Ces travers ne doivent pas interdire de rendre hommage au réalisateur qui réussit un pari audacieux : placer au centre de son film une philosophe méconnue par le commun des mortels. En cela il illustre parfaitement un des messages les plus importants du film, une certaine transmission du savoir qui doit préserver les sources car en son sein se trouve la sagesse.

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