10 nov. 2013

Bonjour tristesse (1958) Otto Preminger


Le beau générique de Saul Bass, l'interprétation sensible de Jean Seberg, la Côte d'Azur, voici ce qui m'a ébloui dans ce Preminger un peu décevant. J'ai trouvé l'ensemble assez lourd, convenu, le récit avançant sans souplesse, seules les apparitions de Seberg amènent une sincérité, quelque chose de l'ordre du vivant dans ce monde des morts. C'est bien là le sujet et en cela le film est réussi mais il est difficile de subir l'aspect artificiel qui entoure ces moments heureux. 
Je crois me souvenir que le roman n'avait pas ce carcan formel un peu étroit que le film impose à son sujet. Il me faudra y revenir mais lire Sagan est un bonheur que je ne crains pas.

5 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé la finesse et la justesse dont chaque acteur a interprété ce film, de Deborah Kerr à David Niven.
    J'ai lu récemment "Avec mon meilleur souvenir" et "...et toute ma sympathie" de Sagan avec une préference pour le dernier, très drôle et très touchant de sincérité.

    Sylvie

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  2. David Niven oui mais , à mon grand regret, je n'ai pas été convaincu par la prestation de Kerr.

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  3. Ah oui ? Je l"ai trouvé très juste au contraire et très attachante de part son effacement subtil devant ce père et sa fille. Il y a parfois des évidences, mais les ressentis ne peuvent pas être les mêmes pour chacun..

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  4. Très juste, il faut dire que ce rôle est assez composite entre retenue et effacement, comme vous le dites, tout en donnant l'impression de s'imposer subtilement, de louvoyer pour parvenir à séduire le père car je n'ai pas cru une seconde à sa pudeur, sa noble distance. Le père est construit de la même manière, semblant vouloir une chose tout en acceptant le contraire. Je trouvais ces personnages antipathiques, certainement à cause d'une identification plus forte au personnage joué par Seberg et par l'écriture de Sagan qui fait de ces adultes des êtres faibles.

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  5. Oui et c'est là toute cette ambiguïté mélé à ce complexe d’œdipe, en face d'un père qui lui aussi refuse de vieillir..

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