8 nov. 2013

Gravity (2013) Alfonso Cuaron


Cinéma, 3D.

Il faut d'abord passer les premières minutes d'acclimatation au port des lunettes, l'on se demande si elles ne seraient pas un peu sales, s'il est normal que l'on constate un léger voile. Peu après on abandonne ou l'on s'habitue.
Le point fort du film est cet effet immersif bien conçu qui nous place aux côtés des personnages et qui rend les scènes d'autant plus spectaculaires. C'est une réussite.
En revanche, aucune émotion en ce qui me concerne, aucune identification avec les personnages, c'est un peu gênant. J'ai bien conscience que l'émotion est parfois comme un train que l'on rate ou dans lequel on s'installe. Je suis le premier à être désolé de rester sur le quai, je n'ai pas réussi à m'accrocher à quelque chose...
Il y aurait bien eu l'éblouissement potentiel si mon satané cerveau ne m'avait pas abreuvé de "non, ce n'est pas For All Mankind, non, ce n'est pas For All Mankind...". J'avais beau lui dire que ce n'est pas la même chose, rien à faire...
En fait le moment le plus intense a été celui où Kowalski (Clooney) rejoint Stone (Bullock) et que le silence, ce fameux silence, se fait. Là, c'était beau, intense, j'attendais que l'air emplisse la cabine pour de nouveau entendre du bruit. Le film se devait de jouer davantage avec cette dimension sonore. J'ajoute que je dis cela sans avoir été dérangé par la musique, plutôt bien utilisée mais cette petite scène a touché ce que j'aurais bien voulu voir plus encore.
Le final, la plage, le sable humide, est une délivrance, la preuve est faite, j'ai marché.

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