5 nov. 2013

One of the Missing (1969) Tony Scott


Tiré de Ambrose Bierce, voici le récit d'un des disparus, de ceux qui ne reviennent pas de la guerre, ici, la guerre de Sécession.
Un début qui rappelle un peu The Red Badge of Courage de Huston, la place laissée à la nature, à l'environnement immédiat dans lequel évolue le héros, un soldat sudiste qui part en éclaireur.
Il suit un cours d'eau, chants d'oiseaux, bourdonnements d'insectes, clapotis, c'est beau, la guerre s'absente un moment jusqu'à, se réfugiant derrière un mur en ruines, ce qu'il mette en joue un groupe de soldats nordistes. L'éclaireur ne sait pas qu'il est lui aussi la cible d'un exercice de tir au canon. Le voici enseveli sous des pierres, son fusil face à lui, prêt à s'enclencher. La panique le prend, l'angoisse le saisit, les plans poétiques laissent la place à des effets sonores et visuels, trop appuyés à mon goût. Des images mentales surgissent, la manière dont le soldat avait pris soin de nettoyer et charger son fusil avant de partir en reconnaissance, d'autres moments.
Le drame se joue dans une solitude, un abandon et c'est l'incapacité à décider de son sort qui éclate dans ce premier film digne d'intérêt réalisé par Tony Scott.

2 commentaires:

  1. Ton avis me donne très envie de découvrir ce film dont je n'avais jamais entendu parler. Tout ce qui est inspiré par le génial Ambrose Bierce mérite la découverte. Il faut voir la trilogie de "La rivière du hibou" de Robert Enrico, à laquelle la photo que tu as mise en illustration fait beaucoup penser.

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  2. Je dois d'autant plus la voir que je me promène dans la Twilight Zone...

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