9 nov. 2013

The Late George Apley / Un mariage à Boston (1947) Joseph L. Mankiewicz


Les Apley de Boston vivent dans la tradition et le conservatisme, le moindre changement heurte et ne s'intègre pas dans les coutumes familiales. Le patriarche, George Apley (Ronald Colman), veille avec une ferveur toute religieuse à ce que rien ne change.
Sachant que la tradition est non pas celle de Boston mais celle d'un quartier alors lorsque sa fille tombe amoureuse d'un new-yorkais, son flegme est en danger.

C'est une savoureuse comédie qui nous est offerte, avec de beaux personnages et des dialogues qui nous régalent. C'est typiquement le film qui vous donne de l'enthousiasme et de l'énergie. 
Eloge du naturel, du respect des sentiments, le film pointe les dérives rigides et glacées des traditions où le coeur n'est regardé que de loin. Freud pointe le bout de son divan et la nouvelle génération qui tient à vivre ses émotions revendique le droit au changement. Finkielkraut y verrait peut-être le début de la décadence mais ne boudons pas notre plaisir et admirons la légèreté de l'oeuvre, dirigée avec doigté par Mankiewicz.
Peggy Cummins y promène sa frimousse naturelle, vue au Festival Lumière 2013, elle présentait Gun Crazy, nous certifions que sa jovialité n'est pas feinte. Percy Waram joue les oncles bienveillants, nous savourons ses répliques tout autant que son personnage aime le cognac. Signalons la présence de Mildred Natwick, qui joue la soeur de George Apley, "Les colons avaient les Indiens, nous avons Amelia".


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