28 déc. 2013

The Wicker Man (1973) Robin Hardy


Le sergent Howie (Edward Woodward) arrive sur l'île de Summerisle afin d'enquêter sur la disparition d'une jeune fille. Il découvre alors d'étranges rituels qui ne cessent de le surprendre entre débauches païennes et odes druidiques.

Si le cinéma permet toutes les folies ce film le démontre. Le sergent erre sur l'île comme le spectateur non averti, il se demande ce que peut bien être cet étrange objet : un film loufoque ? un soft porn ? un film d'horreur ? une comédie musicale ? Tout à la fois et plus encore. 
Le plus captivant est la remise en question d'une religion établie, celle du sergent habité par la bonne vieille religion catholique, par une autre. Il subit la foi d'autrui et ne l'accepte guère or rien n'est répréhensible et le droit de chacun est bien de vivre sa religion comme il l'entend pour peu que personne ne soit opprimé par la pratique de cette religion. Ainsi Howie se pare du costume de l'intolérance. Le final du film prêche pour une pratique raisonnable du culte, hum...
Ceci pour la réflexion. 
Le reste est jouissif à plus d'un titre, en premier lieu les costumes, masques des habitants de l'île, leurs rites, le scénariste déborde d'imagination et l'on se plaît à contempler les célébrations diverses qui ponctuent le récit, nus les contemplons souvent avec stupeur. Ensuite les plastiques de Britt Ekland et Ingrid Pitt achèvent de nous convertir. Ajoutons les chansons, plutôt séduisantes et ce dès la première écoute et vous aurez compris qu'il y a de quoi offrir un spectacle de qualité.
Les paysages écossais, les demeures typiques font partie du charme du film. 
Les acteurs s'amusent beaucoup et cela se voit, Christopher Lee est le premier, sa jubilation est évidente, il irradie de bonheur dans ce rôle mémorable.
Assurément un film qui mérite que nous nous penchions dessus une seconde fois.

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