21 janv. 2014

Dillinger è morto / Dillinger est mort (1969) Marco Ferreri


Un homme, Glauco (Michel Piccoli), rentre du travail, sa femme a la migraine, il erre un peu et décide de se préparer à dîner. En cherchant des épices il trouve un vieux revolver rouillé qu'il se met à démonter. Après l'avoir huilé il le remonte...

Le film est sorti la même année que le Pourquoi Monsieur R. est-il atteint de folie meurtrière ? de R. W. Fassbinder. La comparaison est aisée, il s'agit de témoigner d'une violence latente contenue dans un certain confort, dans la dévotion à l'objet, dans l'univers aseptisé du travail...
Dans l'appartement de Glauco les êtres sont seuls, il n'y a guère qu'avec la bonne (Annie Girardot) que la relation se noue et encore, au-delà du vaudeville ce lien reste soumis à un rapport social.
Ce qui touche c'est la solitude, Glauco semble passer un bon moment à préparer son repas mais il revient comme un animal blessé à ses films de vacances qui sont les seuls contacts réels avec son épouse, depuis longtemps ? La manière dont il s'abandonne devant ces images est très belle, emplie d'une tristesse profonde, un désir de contact.

Ferreri présente ainsi sa version contestataire de l'ordre établi, un cri, une révolte qu'il partage de la plus belle des façons.

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