2 janv. 2014

Milano odia : la polizia non può sparare / La rançon de la peur (1974) Umberto Lenzi


Giulio Sacchi (Tomas Milian) est un petit truand qui se fait passer à tabac par ses compères car il a fait capoter un casse. Vexé et désireux de montrer qu'il a des tripes, pour rester poli, il décide d'enlever la fille du patron fortuné où travaille sa petite amie.

Je crois que c'est le premier Poliziotteschi que je vois, des polars italiens violents qui sont les produits d'une société qui décline sous les attentats des groupuscules extrémistes, sous la corruption institutionnalisée. Période sombre qui est pointée du doigt dans le film.
Le produit de cette société est Giulio Sacchi, il n'est pas le seul mais il représente cette violence dans sa forme la plus excessive, c'est un tueur psychopathe, sadique, culotté et crétin à la fois. Thomas Milian en fait une interprétation mémorable, on reste stupéfait devant ce personnage si grossier (l'écriture d' Ernesto Gastaldi est remarquable), si vulgaire et admiratif face à la composition hantée du personnage. Milian est réellement le moteur fou du film, film qui possède d'autres atouts, la réalisation est solide, j'avais peur de me trouver face  un objet de troisième zone, il n'en est rien, le score de Morricone est énorme. Quant aux autres acteurs ils arrivent à subsister, surtout devant Milian, pour Henry Silva c'est plus facile, il possède un charisme suffisant pour faire exister son personnage de flic solitaire.

Lenzi tourne à Milan et n'hésite pas à montrer toute la laideur de la ville, ses canaux pollués, ses barres d'immeubles, si le film sort à la campagne c'est pour y trouver la mort.


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