19 févr. 2014

Synecdoche, New York (2008) Charlie Kaufman


Nous allons tous mourir.

Partant de ce postulat, certaines personnes le vivent mieux que d'autres, ce n'est pas le cas du dramaturge Caden Cotard (Philip Seymour Hoffman), anxieux parmi les anxieux, qui, pourtant, vit le succès avec sa dernière pièce et se voit proposer une bourse pour monter ce qu'il veut à New York.
Il va végéter et ruminer ses propres échecs, ses propres peurs en d'interminables répétitions qui ont lieu dans un énorme hangar où il reconstitue la ville à partir de quelques immeubles (d'où le titre). 
Les répliques sont souvent amusantes mais d'un rire sombre, la peur hante le film, le désir d'exister pleinement, la crainte de n'être rien, ni personne. La damnation de chaque personnage ponctue le film, le feu brûle littéralement les foyers, les pustules se développent, l'angoisse existentielle dans toute sa splendeur.

Le film est superbe, visuellement, l'interprétation de même mais j'ai du mal à entrer en empathie avec ces torturés braqués sur leur nombril. Percevoir, au final, que chacun porte son lot, que ce constat soulage... j'ai trouvé l'exercice un peu vain.

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