24 mars 2014

Fängelse / La prison (1949) Ingmar Bergman


Un vieux professeur de mathématiques rend visite à son ancien élève, réalisateur de cinéma, il lui soumet un projet de film : filmer l'enfer sur Terre. Le réalisateur en parle à Thomas (Birger Malmsten), un ami journaliste, scénariste occasionnel entre deux bouteilles... Les personnages vont se succéder, Birgitta, la prostituée, Peter (Stig Olin) le maquereau...

L'enfer est directement recrée par Bergman, il est là, sur Terre, enfanté par l'homme. De nombreux personnages avivent les flammes, assassin d'enfant, alcoolique, malade mental et tous ceux que l'amour déchire, tous ceux qui errent à la recherche d'un bonheur qu'ils n'arrivent pas à saisir.
Le scénario est fait d'enchâssements de récits, film dans le film, prétextes à illustrations infernales, images fascinantes de rêves (celui de Birgitta et de l'enfant perdu qui la hante est très beau), de farce macabre projetée en 8 mm, d'images fortes, de couples qui se font, se défont.
Le remède dira un personnage est insoluble, ceux qui ont la foi ont une réponse, les autres ne se posent pas la question.
Réalisé avec peu de moyens, voir à ce propos les extraits d'entretiens divers donnés dans le volumineux Ingmar Bergman Archives, Bergman, tout en posant des questions, donne à son récit une forme audacieuse et grandiose.

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