29 mars 2014

Poltergeist (1982) Tobe Hooper


Des esprits viennent perturber avec fracas la vie tranquille d'une famille américaine moyenne. Banlieue résidentielle silencieuse, vastes allées, piscine en construction, chambres spacieuses très fournies en jouets, cuisine dont les placards sont pleins, tout va bien. La vie comme elle va, le père de famille s'endort devant son écran de télévision tandis que l'hymne américain signale la fin des programmes avant de laisser place à la neige.
Tout va bien.
Excepté ce qui est caché. 

L'omniprésence des écrans de télévision serait un signe révélateur d'un mal diffus, l'image harmonieuse d'une famille typique cacherait le pire des cauchemars domestiques, l'astuce du cimetière n'est là que pour dévier l'ennemi véritable : une certaine dictature du quotidien ? Ou plus précisément l'absence de conscience de ce bonheur que l'on considère comme acquis, au point de ne plus faire attention à son environnement. il faut traverser les épreuves pour se rendre compte de l'importance de ce qui est juste à côté de soi.

Toujours est-il que l'on est d'emblée à l'aise dans ces séquences inaugurales, papa, maman et les enfants. C'est trop beau pour être vrai. Le danger, les accidents de la vie, si injustes, si brutaux sont là pour nous rappeler la fragilité de l'ensemble, à la manière des contes. Se faire peur pour mieux apprécier la paix, la présence de ceux qu'on aime.
Même si voir la petite Heather O'Rourke s'accrocher aux barres de son lit est drôle, même si voir JoBeth Williams ramper dans la boue en petite culotte est d'un raffinement sexy en diable... l'on s'amuse beaucoup à frissonner et l'arrivée de Zelda Rubinstein est un grand moment.



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