29 mars 2014

Seven Sinners / La maison des sept péchés (1940) Tay Garnett


Seven Sinners n'est pas remarquable pour son scénario, encore que l'on puisse goûter ces successions de chansons, de bagarres, si tenté que nous soyons dans une humeur propice.
C'est d'abord les personnages secondaires, hauts en couleurs qui séduisent, nous ne le dirons jamais assez, même si le style est ce que nous préférons, ce qui marque le plus profondément un oeil avisé, il n'en reste pas moins que les acteurs, leur chair, ont une importance capitale. Ainsi Mischa Auer qui interprète Sacha, un kleptomane magicien, un troubadour totalement dévoué à sa muse, Bijou (Marlene Dietrich), nous offre son espièglerie généreuse, son binôme est un marin aux poings hyperactifs, Ned (Broderick Crawford). Ces figures attachantes font beaucoup pour rendre le film aimable. Le patron du "7 Sinners", Tony (Billy Gilbert), cabotine à outrance mais nous n'en avons cure, c'est un plaisir, tout comme le bad guy de service, Antro (Oskar Homolka), que les hitchcockiens connaissent bien pour son rôle dans Sabotage, toutes ces silhouettes, ces formes de cartoon, ont le même centre de gravité : Bijou ou la sublime Marlene Dietrich, filmée avec amour par Rudolph Maté, habillée comme une déesse par Irène. Elle chante, nous séduit, pleure, fait son numéro de femme fatale, de meilleur pote, elle envoûte tous les mâles dans son champ de vision, John Wayne en tête, très classe et très décontracté...
Bijou, ce petit cyclone du Pacifique, évoluant d'île en île, laissant le coeur des hommes chaviré, au bout d'un comptoir.
Seven Sinners est une sucrerie raffinée, la photo est magnifique, à consommer sans modération.

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