11 déc. 2014

Hotaru no haka / Le tombeau des lucioles (1988) Isao Takahata


Bombardements sur une ville japonaise, un frère, une soeur ou l'innocence maculée.
La puissance militaire ennemie est manifeste et Takahata souligne la distance et l'anonymat des frappes aériennes mais il montre davantage un univers poétique, en lien direct avec la nature, celui de l'enfance, qui est annihilé par celui des adultes en général car l'auteur n'est pas tendre non plus avec ses compatriotes.
La beauté est repoussée aux confins de la ville, ou de ce qui en reste et elle s'éteint, vaincue par un mal bien plus dévastateur.
Les gestes du quotidien, la poésie simple et directe des jeux de l'enfance, de la découverte du monde, autant de traits lumineux qui traversent le film et nous font oublier ce qui pousse Seita et Setsuko à vivre ainsi.
Lorsque le voile se referme, c'est avec un goût amer que nous nous surprenons, ramenés à la conscience de la tragédie qui s'opère, à réaliser l'horreur qui se joue, irréversible et absurde. 

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