28 sept. 2015

Bob le flambeur (1956) Jean-Pierre Melville


Bob le flambeur. Truand retiré des affaires mais totalement dépendant de ce frisson, ce vertige qu'aiment à ressentir ceux de son espèce. 
Comme dans les grands films, les truands et les femmes, celles que l'on protège et celles qui vous protègent. Le destin fait que ce sont rarement les mêmes, il en est ainsi.
Melville sublime le récit, en fait presque une tragédie, nous entraîne dans des sentiers connus et fort joliment contés jusqu'à un certain point : celui qui nous avait échappé ou que nous avions oublié. Alors viennent les délices de la fable, nous sommes ravis, heureux de nous laisser happer dans la beauté.
Il y a beaucoup d'amour dans ce film, comme celui d'Yvonne et de l'intelligence. 

24 sept. 2015

The Evil Dead (1981) Sam Raimi


Pas revu depuis des lustres, cette aventure champêtre déborde d'idées, de trouvailles mêlant le gore et l'épique en passant par le comique. Je n'en avais pas un net souvenir hormis la scène du viol qui ne peut s'oublier. L'énergie développée par la mise en scène annihile toute la superficialité de l'argument.
De plus Bruce Campbell est excellent, son visage anguleux fait penser à un personnage de bande dessinée à partir duquel le réalisateur peut projeter tout ce qu'il a en tête. Un régal sanglant et purulent.

21 sept. 2015

9/11 : The Falling Man (2006) Henry Singer


Lorsqu'après le 11 septembre des images circulent montrant des hommes et des femmes se jetant dans le vide la réaction du public américain est violente. Un cliché en particulier, pris par Richard Drew, cristallise la tension qui se joue entre le respect d'un espace privé, dernière zone de recueillement le voyeurisme.
Certains journalistes cherchent à connaître, à identifier cet homme, le documentaire relate l'enquête qui conduit à cette identification en donnant, notamment, la paroles aux familles des victimes.

Documentaire émouvant qui aurait gagné à trouver plus de sobriété dans sa forme. 

13 sept. 2015

Destination Moon / Destination... Lune ! (1950) Irving Pichel


La conquête de la Lune.
L'épopée vu des années 50 n'est pas mal du tout, certes les costumes sont datés, les appareils peuvent prêter à rire mais l'essentiel est là et c'est étonnant de crédibilité scientifique. Pour ce qui concerne les non-initiés comme moi.
Les financiers doivent être convaincus et c'est un dessin animé avec Woddy Woodepecker qui développe les arguments.
J'aurais bien aimé avoir vu ce film enfant, c'eût été l'émerveillement garanti, aujourd'hui c'est davantage un étonnement devant la pertinence du propos, le conseiller technique devait être compétent.


When Worlds Collide / Le choc des mondes (1951) Rudolph Maté


Un astéroïde géant va entrer en collision avec la Terre. De quoi faire trembler toutes les chaumières. 
L'ONU est en mission, il faut envoyer une partie de l'humanité vivre dans l'espace. 

C'est Cecil B. DeMille qui développa le projet, la fusée devenant l'arche de Noé. Rudolph Maté le réalisera, George Pal à la production, Edith Head aux costumes...

Il faut regarder ce film avec l'âme d'un enfant, sourire devant les Matte Paintings, apprécier le discours naif, optimiste qui conduira quelques années plus tard à la conquête de la Lune. Le tout en Technicolor.

Barbara Rush était présente à cette séance et fit part de son émerveillement devant les travaux réalisés sur les différents plateaux.

12 sept. 2015

Serpent's Lullaby / La berceuse du serpent (2014) Patricia Chica


Comment aimer si l'objet de nos regards s'en trouve anéanti ? Comment aimer si l'amour que l'on porte ne trouve aucun corps sur lequel s'attacher ?
Variation subtile autour de Méduse dans laquelle la beauté est présente sans qu'elle puisse exercer son charme. La réalisation soignée de ces quelques minutes de récit opèrent de la même façon, nous sommes pris au piège scopique des images et restons pétrifiés devant le final. Masochistes nous en voulons encore.

9 sept. 2015

Tig (2015) Kristina Goolsby, Ashley York


Tig Notaro est une humoriste américaine, adepte du stand up et inconnue en ce qui me concerne. Ce documentaire nous amène à un moment précis de sa vie, celui où, après avoir perdu sa mère, elle apprend qu'elle a un cancer. Elle décide alors d'en faire l'objet de son spectacle.

Le film souffre de quelques longueurs ce qui n'empêche pas de maintenir un souffle qui emporte l'adhésion. Tig Notaro nous fait rire tout en noyant nos yeux de larmes, c'est beau, émouvant, une vraie force qui va.