19 janv. 2016

Let Go (2015) Isabel Dréan


Qu'est-ce qui vous fait le plus peur dans la vie ? La réponse, celle d'Isabel Dréan est dans ce court. Un court sensuel, presque tactile. C'est beau et très sombre à la fois.

17 janv. 2016

From One Second to the Next (2013) Werner Herzog


Herzog réalise un court de 35 minutes pour une campagne publique traitant des suites tragiques causées par les chauffeurs qui textent en conduisant. La parole est donnée aux proches des victimes, aux victimes elles-mêmes lorsqu'elles sont encore vivantes mais aussi aux responsables.
La place est laissée aux paroles, aux émotions, aux silences.

La démonstration est efficace. Le film est disponible sur le net, à voir et à faire circuler.



16 janv. 2016

The Imposter (2012) Bart Layton


Nicholas Barclay, une jeune garçon de 13 ans vivant à San Antonio au Texas, disparaît. Trois ans plus tard un policier appelle la famille, un jeune homme prétend être Nicholas Barclay, il est en Espagne. Sa soeur part alors le chercher.

Je ne dirai rien de plus si ce n'est qu'il faut voir le film en ne sachant rien de l'histoire car elle est invraisemblable et pourtant elle s'est déroulée de cette manière.
Une remarque sur le parti pris du réalisateur qui semble être tombé sous le charme de son personnage principal, reléguant la famille Barclay dans la pénombre. Un rien partial.

Best of Enemies (2015) Robert Gordon, Morgan Neville


1968. ABC, la chaîne américaine est loin derrière NBS et CBS qui se disputent le podium. Les élections approchent et une idée germe. Ne pouvant couvrir les grands congrès à la manière de leurs concurrents, la chaîne décide de miser sur un débat reprenant les divers thèmes abordés par les grands partis, débat qui sera en direct, mené par deux hommes diamétralement opposés : Gore Vidal et William F. Buckley.
Le premier est un intellectuel libéral, émancipé sexuellement, moderne ou décadent selon le point du vue, le second est ultra-conservateur.
Les deux hommes vont s'écharper, usant d'arguments et contre-arguments. La détestation est manifeste, la qualité des joutes verbales hisse l'émission à la première place. L'Amérique est en proie au changement, les spectateurs sont pris de passion pour ces choix de vie exposés sous leurs yeux.
Les deux hommes sont brillants et moins caricaturaux, plus complexes qu'il n'y paraît. Le documentaire révèle un Vidal en proie au narcissisme et un Buckley prisonnier de son idéologie, plus sensible et torturé.

14 janv. 2016

Kurt & Courtney (1998) Nick Broomfield


Documentaire à charge contre Courtney Love qui ne fait pas vraiment dans la finesse. La thèse du meurtre de Kurt Cobain est mise en avant. Le meurtre serait, selon les personnes interrogées, le fruit des manigances de madame, meurtre ou incitation au suicide.
C'est glauque, pas documenté. 


10 janv. 2016

The Revenant (2015) Alejandro Gonzalez Inarritu


Le revenant c'est le spectateur qui est étonné d'être resté sur son siège aussi longtemps.
Hugh Glass (DiCaprio) est un trappeur, attaqué par un ours, laissé pour mort, il luttera pour rester en vie dans un environnement hostile afin de se venger.
C'est long, très long et la beauté des paysages n'y fait rien. 

The Hateful Eight (2015) Quentin Tarantino


C'est un superbe premier plan qui ouvre le film, sa lenteur m'a conquis de suite, j'aime les cinéastes qui prennent leur temps. Je me disais que le film allait être sérieux, austère et puis non. Les dialogues, les situations sont toutes fidèles à l'auteur.
L'humour, la tension sont au rendez-vous mais je reste sur ma faim, pourquoi nous assener cette voix-off lors du flash-back, cela m'a complètement sorti du film et Channing Tatum m'a laissé de marbre.
Le ralenti sur les paroles de Samuel L. Jackson ne m'a pas convaincu non plus.
La performance de Jennifer Jason Leigh, en revanche, emporte mon adhésion au plus point, je retournerais bien voir le film pour elle, pour Kurt Russell également. Madsen et Roth sont sous-employés, Walton Goggins est une révélation et Bruce Dern est lui-même, c'est toujours un bonheur de le retrouver.

Des longueurs certaines plombent le film que les beaux plans de paysages enneigés sauvent, j'ai vu le film en 70mm, c'était magnifique. La séquence gore est jubilatoire, j'aimerais beaucoup que Tarantino signe un film moins référentiel, plus premier degré mais ce ne serait plus Tarantino.