29 févr. 2016

The Iceman (2012) Ariel Vromen


Les oeuvres de Richard Kuklinski, tueur pour la mafia. Une histoire qui a de quoi effrayer, de bons acteurs : Michael Shannon, Winona Ryder, Ray Liotta mais voilà, le film est boursouflé, il ne décolle jamais. Pénible, pénible...

Training Day (2001) Antoine Fuqua


Ethan Hawke interprète un jeune inspecteur des narcotiques qui est placé sous la tutelle d'un collègue plus expérimenté (Denzel Washington).
Rien de nouveau sous le soleil angelino, le film se regarde et s'oublie.

Nazis Hunters (2010-2011) National Geographic Channel


Série documentaire de vulgarisation grossière. Tous les épisodes sont écrits de la même façon, c'est d'un ennui profond. L'histoire pour les peu regardants.

The Prince of Pennsylvania (2015) Jesse Vile


Récit d'une aliénation. John du Pont, multimillionnaire, courant après les podiums, se jetant dans la lutte, discipline olympique, réussissant à fonder un club avec son propre argent, gagner des médailles pour ensuite perdre la raison et assassiner son meilleur athlète. 
Je ne connaissais pas cette histoire dramatique, tristesse d'un homme seul, perdu dans ses rêves d'ascensions.

Bukowski : Born into This (2003) John Dullaghan


Bukowski, Bukowski, Bukowski...
Lire Bukowski. Le lire et le relire. Pas trop, on pourrait quitter son job dans la foulée. 

Documentaire bien fichu pour qui veut rencontrer Hank. Bono et Sean Penn viennent polluer la rencontre mais le reste est digne d'intérêt. 

"When I got back to Los Angeles I found a cheap hotel just off Hoover Street and stayed in bed and drank. I drank for some time, three or four days. I couldn't get myself  to read the want ads. The thought of sitting in front of a man behind the desk and telling him that I wanted a job, that I was qualified for a job, was too much for me. Frankly, I was horrified by life, at what a man had to do simply in order to eat, sleep, and keep himself clothed. So I stayed in bed and drank. When you drank the world was still out there, but for the moment it didn't have you by the throat."   BukowskiFactotum, 1975

Making a Murderer (2015) Moira Demos, Laura Ricciardi


Dix épisodes d'une heure pour retracer les mésaventures d'un homme, Steven Avery. Un homme qui est resté 18 ans en prison pour une agression sexuelle pour laquelle il a été innocenté. Voulant attaquer la justice pour les erreurs grossières commises lors de l'enquête, la même administration l'accuse de nouveau pour meurtre, l'enquête s'effectue par les mêmes hommes qui ont toutes les raisons du monde pour l'inculper. Ce fait, à lui seul, est étonnant.

Ce documentaire est prenant, l'on reste stupéfait devant la machination qui se met en route et l'on prie pour ne pas se trouver dans les filets d'un système qui peut vous broyer de la sorte. La première inculpation qui entraine l'incarcération d'Avery est consternante, l'on se demande combien d'innocents sont enfermés. Ce n'est certainement pas une majorité mais le simple fait que cela soit possible laisse songeur. 
Le spectateur n'a pas accès à la totalité du dossier mais à la lueur de ce qui lui est montré c'est la révolte qui l'emporte.

28 févr. 2016

Night of the Living Dead / La nuit des morts-vivants (1968) George A. Romero


Un classique, toujours aussi percutant.
La fin est d'une brutalité étonnante qui a des échos politiques involontaires, Romero s'en est souvent expliqué. On ne peut cependant s'empêcher d'y voir une belle métaphore. 

El abrazo de la serpiente / L'étreinte du serpent (2015) Ciro Guerra


Un vieux chaman vit dans la forêt amazonienne. Un homme vient à sa rencontre, il cherche une plante rare. Le chaman se souvient d'un autre homme, venu pour la même raison, plusieurs dizaines d'années auparavant.

Guerra raconte une histoire simple mais dense, celle de la communion avec la nature, celle du sens que l'on donne à sa vie. Celle également de la rencontre impossible, de la nécessité que chaque chose reste à sa place. Chaque homme ? La question se pose.
Le noir et blanc est superbe, les cadres somptueux. On pense à Conrad, à Herzog, se perdre dans les méandres de l'Amazone relève de la fascination. Penser que l'on peut rejoindre ce qui se rapporte le plus à une réalité absolue et que les chances d'y perdre la vie sont grandes. Il faut croire que c'est cela le progrès, changer son environnement au point de ne plus pouvoir vivre au sein de la nature. Ce film remue les forces primaires qui sont en nous, il rappelle que la nature doit être respectée et vouloir l'exploiter est une hérésie. Il y a définitivement quelque chose de sacré dans les images de Guerra.

23 févr. 2016

Jesus Camp (2006) Heidi Ewing, Rachel Grady


Allumés de tous pays unissez-vous... ceux qui ont la foi en tiennent une couche, en particulier le mouvement pentecôtiste ciblé. Ils se réunissent même dans des camps d'été pour former leurs chérubins et certains le sont particulièrement. C'est un témoignage consternant qui s'offrent à nos regards ébahis. Les enfants deviennent des outils de propagande, vidés de leur libre choix ils partent en croisade, petits perroquets myopes ahanant les vues basses de leurs aînés. Quelles vies...

Koroshi no rakuin / La marque du tueur (1967) Seijun Suzuki


Gorô Hanada (Jô Shishido) est un tueur professionnel. Mais pas le meilleur, c'est le numéro 3. Il a un signe particulier, son côté fétichiste : les effluves du riz vapeur le mettent en émoi, quelques inspirations et le voilà parti pour explorer les cours féminins pendant des heures...
Un de ses contrats vient d'échouer, un papillon s'est posé sur son Mauser et la cible s'est éloignée, ce sont alors les tueurs 1 et 2 qui sont chargés de lui faire la peau.

Jeu avec le genre, liberté folle sur le fond et sur la forme, sexy, drôle, épique, ce film est un régal.

Cartel Land (2015) Matthew Heineman


Documentaire sur les cartels de la drogue mexicains. Matthew Heineman montre les répercussions fatales de ces activités des deux côtés de la frontière. Des civils tentent de contrer le phénomène seuls, la seule option semble être celle des armes. Le constat est brutal et sans appel. L'appât du gain l'emporte et les moyens de lutter contre le fléau sont dérisoires. Portraits de Don Quichotte à la frontière, au sens propre et figuré.

Being Evel (2015) Daniel Junge


Robert Craig "Evel" Knievel. Cascadeur fou se précipitant sur des rampes de plus en plus espacées sur sa Harley Davidson. Sorte de clown héroïque éveillant les foules et les spectateurs américains. Le documentaire ne l'épargne guère, folie des grandeurs, vanité, la gloire et la chute, trajectoire classique qui reflète assez bien la courbe de ses sauts. Mais la peur est réelle et il faut reconnaître sa témérité ou son inconscience, voir l'épisode de la fusée.
Une histoire américaine...

Rampart (2011) Oren Moverman


Dave Brown (Woody Harrelson) est un flic qui travaille à la division Rampart, Los Angeles. Il a de la bouteille et ses méthodes sont expéditives. Il est raciste, misogyne, vit avec ses deux ex qui sont soeurs et qui couchent avec lui lorsqu'elles en ont envie. Brown est allé trop loin et un procureur (Sigourney Weaver) veut le coincer. James Ellroy a cosigné le scénario, pas étonnant.
Brown est hanté par des démons et le film ne prend pas la peine de tout expliquer. Il semble vouloir atteindre la femme dans son essence mais il en est incapable.

Le film montre sa descente aux enfers, un homme en perdition sans en donner les motifs. L'esthétique est particulièrement soignée et vaut à elle seule le coup d'oeil. La distribution est un autre élément attractif, Harrelson, Weaver, Steve Buscemi, Robin Wright, Ice Cube, Ned Beatty...

22 févr. 2016

Breaking Bad (2008 - 2013) Vince Gilligan


Un professeur de physique-chimie (Bryan Cranston) apprend qu'il est atteint d'un cancer des poumons en phase terminale. Se rendant compte qu'il n'a que peu de temps il va monter un laboratoire de méthamphétamine pour payer ses soins et assurer l'avenir de sa famille. Une spirale infernale se met alors en place.

L'écriture de cette série ne permet pas au spectateur de respirer, le scénario est prenant et chaque récit est servi par une mise en scène remarquable. C'est réellement addictif et la distribution est de haut niveau. Chaque personnage est écrit avec soin et chaque acteur colle au travail effectué.
Du très haut niveau.