7 mars 2016

Los Angeles Plays Itself (2003) Thom Andersen


Thom Andersen aime sa ville, Los Angeles. Il a un goût prononcé pour l'architecture et lorsqu'il regarde la manière dont cette ville est perçue au cinéma, il n'est pas satisfait.

Ce documentaire de trois heures donne à voir de nombreux extraits de films qui tous ont un point commun : ils se servent de Los Angeles, mettent la ville en arrière-plan ou au premier plan.
Andersen développe son point de vue, en voix-off, et montre comment et pourquoi les studios agissent de cette manière, comment ils maltraitent la ville, son espace, sa géographie. En contrepoint Andersen montre aussi de quelle façon elle peut être traitée honnêtement, avec respect.

La démonstration est passionnante et l'on peut ne pas être d'accord, voir par exemple le traitement que Welles réserve à l'espace, à la réalité géographique mais il faut reconnaître que Andersen touche souvent juste. De plus il aime le cinéma, ce qui n'enlève rien à son argumentation.

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