9 avr. 2016

Uncommon Valor / Retour vers l'enfer (1983) Ted Kotcheff


Un colonel (Gene Hackman) part en mission secrète au Laos avec les anciens potes de régiments de son fils porté disparu lors de la guerre du Vietnam.

Le scénario passe par toutes les étapes attendues, les négociations politiques pour rapatrier les prisonniers qui échouent, les visites aux anciens membres de l'équipe, l'entraînement et l'opération finale. C'est sans surprise, souvent mou et le score de James Horner est insupportable.
Restent les acteurs, quelques répliques cinglantes (écrites par Milius ?) et un discours agressif qui concerne les élus laxistes refusant de s'impliquer pour quelques soldats d'une guerre perdue.

6 avr. 2016

The Witch (2015) Robert Eggers


Sorcellerie dans les bois.

Superbe lumière, belle production mais ça ne fait pas peur, pas de tension non plus. Quel dommage, j'avais bien aimé la bande annonce et je pensais tenir un beau film d'épouvante. 
Reste l'univers puritain aliénant qui transformerait n'importe qui en démon. La démonstration est faite, parfois un peu lourde.

The Man Whose Mind Exploded (2012) Toby Amies


Tony est gay. Plusieurs accidents l'ont handicapé, ainsi il n'a plus de mémoire, il vit totalement dans le présent. Ses proches lui rendent visite, s'occupent de lui...

Toby vit dans un petit appartement, c'est un excentrique qui vit sa vie comme il l'entend, loin des contingences matérielles. Des notes, cartes postales, images pendent de son plafond, sont accrochées aux murs, s'entassent dans les moindres recoins. Ses amis, sa famille s'inquiètent car parfois il disparaît mais lui n'en a cure. Il vit dans une sérénité, une paix intérieure que rien ne peut réellement perturber.

C'est un être adorable que l'on ne peut comprendre. Sa manière de vivre dans le monde est pure et force l'admiration.
Ce documentaire est émouvant car il rend compte de la qualité de ce personnage, il rend compte également de l'impossibilité à le comprendre, à l'atteindre dans ce détachement absolu. 

5 avr. 2016

Simon Killer (2012) Antonio Campos


Simon vient de finir ses études, il est américain et sa petite amie l'a quitté. Il se ressource à Paris et tente de se reconstruire.

Campos choisit de prendre son temps et de suivre son personnage. Le traitement du son, de l'image colle à la psychologie de Simon, des cuts brutaux, des perturbations, des cadres qui laissent les personnes hors-champ... Le film est captivant et la véritable nature de Simon se révèle progressivement. Son malaise est presque palpable.






3 avr. 2016

Rubber (2010) Quentin Dupieux


Rubber est drôle et original, entre l'humour étrange de Lynch et road caoutchouc movie façon Romero avec, en plus, une mise en abîme amusante. J'imagine que le film peut déconcerter mais j'y ai trouvé un véritable amour des cadrages et du désert californien.

Encounters at the End of the World (2007) Werner Herzog


McMurdo, Antarctique. Werner Herzog part poser sa caméra aux limites Sud du monde et interroge la beauté devant lui. Mais pas seulement, il donne la parole aux scientifiques qui y travaillent, au conducteur de bus, au chauffeur d'engins, aux hommes qui viennent se perdre en ces lieux pour trouver quelque chose de différent, s'éloigner des autres également. 

Batman v Superman : Dawn of Justice (2016) Zack Snyder


Non, vraiment, je n'aurais pas dû y aller. Que Batman et Superman ne soient pas d'accord et s'envoient des pains à détruire le béton autour d'eux ne m'intéresse pas, pas plus que le monstre visqueux sans sexe qui vient les divertir. Je ne connais rien à l'univers BD dont sont issus ces personnages et les deux acteurs choisis pour les incarner serrent les mâchoires pour affirmer leur colère, leurs démons et m'empêchent d'éprouver un quelconque intérêt. Les longues séquences de combat me donnent l'impression d'être devant un écran de jeu video mais, encore une fois, je ne connais pas cet univers, celui des jeux video.
Je devrais simplement m'abstenir.

True Story (2015) Rupert Goold


Un journaliste viré du New York Times pour avoir été peu regardant sur ses articles rencontre un assassin qui a pris son identité. Les nombreuses rencontres entre les deux hommes deviennent de plus en plus troublantes.

C'est donc une histoire vraie. Ce qui est vrai c'est que les acteurs principaux, James Franco et Jonah Hill, ne brillent pas pas leur interprétation. Aucune aura chez Franco et nous avons du mal à croire en les qualités intellectuelles de Hill, du coup le film ne décolle pas et l'on s'ennuie ferme. Le clin d'oeil final est d'un ridicule...

Black Mass (2015) Scott Cooper


Les oeuvres de James Bulger, un mafieux protégé par le FBI. C'est peu captivant et ce qui m'intéresse davantage n'est pas montré, sa cavale. Tant pis.

Killing Them Softly (2012) Andrew Dominik


Polar plutôt plaisant, qui vaut surtout par une belle distribution même si Brad Pitt ne trouve pas la bonne tonalité, je ne le trouve pas convaincant. Ses répliques sont cinglantes, elle me font parfois penser à Denis Hopper dans Blue Velvet mais rien ne dérange dans ce que Pitt dégage. Le charabia politique qui surcharge le film et quelques effets visuels inutiles sont de trop. Dommage, l'impression de passer devant quelque chose qui aurait pu être plus simple et plus solide.

Jagal / The Act of Killing (2012) Joshua Oppenheimer


Des centaines de milliers de communistes ou sympathisants communistes sont morts en Indonésie en 1965-66, assassinés par des milices paramilitaires d'extrême-droite. Le réalisateur donne la parole aux bourreaux et, plus encore, leur permet de rejouer les scènes dans des mises en scène de leur choix.

D'abord extrêmement dérangeant le film devient fascinant, la culpabilité arrive par la fiction, par le jeu d'acteur, où le bourreau se met à la place de la victime. Ce qui devient impossible pour certains, l'empathie, devient accessible à d'autres. 
J'ai vu le film dans sa version longue et je reste stupéfait devant ce qui se joue devant la caméra, les paroles désinhibées de brutes épaisses et la lente descente aux enfers de certains des bourreaux, hantés par leurs crimes. Ce documentaire ne ressemble à aucun autre.