29 août 2016

The Hunter / Le chasseur (2011) Daniel Nettheim


Deux bonnes raisons pour aller jeter un oeil sur ce film : Willem Dafoe et la beauté des paysages de Tasmanie. Dafoe interprète un chasseur solitaire, spécialiste de la survie et du maniement des armes, qui doit retrouver un Thylacine. L'espèce a disparue depuis 1936 mais certains locaux en ont rapporté la présence.

Le récit prend son temps, ce qui est un gage de qualité. Le scénario est prévisible mais la distribution (Sam Neill, Frances O' Connor ajoutent au plaisir) est impeccable. Pas un chef d'oeuvre mais un objet suffisamment soigné pour retenir notre attention.

18 août 2016

The Harvest (2013) John McNaughton


Naviguant au hasard sur Netflix je tombe sur ce film, McNaughton n'est pas un inconnu, c'est parti.
D'abord l'agréable surprise de revoir Michael Shannon. A-t-il déjà interprété un personnage bien dans sa peau ? Puis la silhouette imposante et familière de Peter Fonda. 
Les deux principaux personnages sont des enfants, Natasha Calis et Charlie Tahan font le job à merveille. L'une est orpheline et vient vivre avec ses grands-parents, l'autre a un traitement lourd à domicile appliqué par ses parents. 
Le récit commence comme un film dossier, le deuil et le handicap traités via le regard des enfants et puis le film prend une orientation différente, entre thriller et film d'horreur. Une belle surprise, interprétation solide et réalisation efficace.

17 août 2016

Demolition (2015) Jean-Marc Vallée


Je suppose que j'ai pris le mauvais chemin, pas du tout dans le film. Toutes les émotions véhiculées par les acteurs ont glissé sur moi. Je me demandais comment faisaient-ils pour simuler la joie, la tristesse. Je suivais le récit en n'y croyant pas une seconde. Comme si l'on me dictait les émotions que je devais ressentir. Platitude. L'impression de voir un cinéaste essayer, essayer, essayer...
J'avais même de la gêne pour les acteurs. 

Général Idi Amin Dada (1974) Barbet Schroeder


Ouganda, territoire du dictateur Idi Amin Dada. On ne voit que lui, ses pensées, ses conseils, ses commentaires. L'homme est creux et l'on peine à terminer le documentaire. Il suffit. Ou, finalement, comment sentir l'omniprésence étouffante du vide et du danger qui va avec. C'est certainement cela, vivre sous le règne d'un dictateur : éprouver le vertige de l'impasse, de la bêtise, de la mort.

15 août 2016

Beat the Devil (1953) John Huston


"Tell me more about Rita Hayworth"

Le scénario n'a guère d'intérêt, l'uranium que les personnages recherchent n'est qu'un prétexte à une comédie loufoque sise sous le soleil amalfitano. Bogart, Jennifer Jones et Gina Lollobrigida sont de la partie mais nos regards se penchent vers les outsiders : Peter Lorre, Robert Morley, Ivor Barnard ou encore Marco Tulli. 
William Styron a écrit un roman à propos de ce tournage cauchemardesque (Bogart a un accident de voiture, Huston chute d'une falaise et en réchappe par miracle...), "Set This House on Fire". Sur ma liste.

Crazeologie (1954) Louis Malle


Court-métrage d'études, Louis Malle est à l'IDHEC, Crazeologie est assez anecdotique. C'est un "essai de rendu cinématographique de l'absurde théâtral et littéraire" qui réussit son objectif. Très potache le film peut se voir sur YouTube. C'est également un hommage à Charlie Parker.

14 août 2016

Ascenseur pour l'échafaud (1958) Louis Malle


C'est surtout la musique de Miles Davis qui est restée, j'avais vu le film il y a longtemps sans vraiment en avoir retenu autre chose. J'avais tort. L'amour qui lie Florence (Jeanne Moreau) et Julien (Maurice Ronet) est d'une intensité telle que le reste n'existe pas. Il faut pourtant composer avec la réalité, avec les choses. L'on sent un frémissement autour des personnages, l'époque dans laquelle ils vivent. La modernité transforme le quotidien, la société de consommation, ceux qui en profitent et qui se délectent de ses avantages, ceux qui la regarde passer comme les vaches les trains. Florence et Julien sont ailleurs, dans le désir, l'urgence de se retrouver et, par le biais du scénario, dans l'absence. Miles Davis glisse ses notes profondes et nous voyons, avec plaisir, Jeanne Moreau errer dans la nuit parisienne.