14 août 2016

Ascenseur pour l'échafaud (1958) Louis Malle


C'est surtout la musique de Miles Davis qui est restée, j'avais vu le film il y a longtemps sans vraiment en avoir retenu autre chose. J'avais tort. L'amour qui lie Florence (Jeanne Moreau) et Julien (Maurice Ronet) est d'une intensité telle que le reste n'existe pas. Il faut pourtant composer avec la réalité, avec les choses. L'on sent un frémissement autour des personnages, l'époque dans laquelle ils vivent. La modernité transforme le quotidien, la société de consommation, ceux qui en profitent et qui se délectent de ses avantages, ceux qui la regarde passer comme les vaches les trains. Florence et Julien sont ailleurs, dans le désir, l'urgence de se retrouver et, par le biais du scénario, dans l'absence. Miles Davis glisse ses notes profondes et nous voyons, avec plaisir, Jeanne Moreau errer dans la nuit parisienne.

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